Pour le plaisir des yeux, des œuvres d’art public d’artistes québécois peuvent être appréciées dans les lieux publics, extérieurs ou intérieurs, au bénéfice des résidents. C’est grâce à la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics que la Ville a fait l’acquisition de certaines de ces œuvres d’art. Les avez-vous admirées?
Les livres de verre
Linda Covit
- Réalisée en 2000
- Faite de verre et de métal
- Admirez-là au Centre civique (boul. De Salaberry)
- Site Web de l'artiste: lindacovit.com/fr
Description
En 1992, lors de la construction de la bibliothèque publique, la Ville de Dollard-des-Ormeaux souhaitait intégrer une œuvre d’art public à ce nouvel espace culturel. Quelques années plus tard, dans le cadre des célébrations de l’an 2000, la Ville a choisi d’installer sa toute première sculpture publique : Les livres de verre, une œuvre de verre et de métal créée par l’artiste Linda Covit.
Sélectionnée à l’unanimité par le conseil municipal à partir d’une maquette soumise par l’artiste, la sculpture se présente comme une mince colonne de métal surmontée de livres de verre empilés. Elle accueille aujourd’hui les visiteurs à l’entrée du Centre civique et de la Bibliothèque publique de Dollard-des-Ormeaux.
Ce lieu, dédié à l’apprentissage, au partage des connaissances et à l’ouverture sur le monde, constitue un emplacement idéal pour cette œuvre. Élevés vers le ciel par la colonne de métal, les livres de verre deviennent des symboles de nos aspirations les plus hautes : la beauté de la pensée et de la contemplation, le savoir, la communication et l’avenir. Intégrée aux célébrations du millénaire, cette œuvre marque une étape importante dans l’histoire culturelle de Dollard-des-Ormeaux.
Deux baleines
Susan Davy-Hodgson
- Réalisée en 2010
- Faite de pierre de calcaire St-Marc, que l’on retrouve au Québec
- Admirez-là au Centre civique (boul. De Salaberry)
Description
Créée en 2010 dans le cadre de l’Atelier Sculpture 213 à Laval, cette œuvre s’inscrit dans un projet collectif ayant pour thème L’eau. Les membres du studio étaient invités à travailler de grandes pierres destinées au jardin du Centre de la Nature de Laval, où les sculptures furent exposées pendant trois ans.
Le calcaire St‑Marc, une pierre québécoise reconnue pour la richesse de ses textures et son poli lumineux, révèle ici des coquillages fossilisés. Ces traces préhistoriques, mises au jour par le travail de l’artiste, ajoutent une profondeur naturelle à la pièce.
Pour Susan Davy‑Hodgson, l’eau évoque des souvenirs personnels de navigation, de baignade et de voyages, ainsi que sa fascination pour les baleines. Ayant observé ces géants marins au Québec, en Alaska et au Mexique, elle s’est inspirée de leur grâce et de leur puissance pour imaginer deux baleines en plongée. La forme brute de la pierre a guidé le développement du concept. Le socle en béton, dont le rebord évoque l’éclaboussure, complète l’ensemble.
Résidente de Dollard‑des‑Ormeaux, sculptrice et ancienne enseignante en arts, Susan Davy‑Hodgson a fait don de cette œuvre à la Ville en octobre 2015. Un pont entre l’eau et l’art se trouve ainsi franchi.
Les mouvements intérieurs
Pierre Fournier
- Réalisée en 2010
- Faite d'aluminium anodisé
- Admirez-là à l'École secondaire des Sources, près des terrain de soccer et football (rue Lake)
- Site web de l’artiste : artpublicmontreal.ca/artiste/fournier-pierre
Description
Réalisée dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture du Gouvernement du Québec, Les mouvements intérieurs est une sculpture en aluminium anodisé qui reflète l’approche singulière de Pierre Fournier, dont le travail explore la relation entre l’art, la technologie et les structures organiques. L’œuvre se compose de sculptures cinétiques, mises en mouvement par le vent, installées sur des mâts d’éclairage du terrain de soccer-football de l’École secondaire des Sources.
L’artiste conçoit des formes ludiques à partir d’éléments démultipliés. Par la répétition, les jeux d’échelle et l’assemblage de pièces découpées en 2D qui deviennent des structures tridimensionnelles, il interroge la perception de la réalité. Inspiré par la nature, il organise la matière en une multitude de formes et de combinaisons uniques, souvent complexes, où le dessin constitue le point de départ de l’objet sculptural.
Animées par le vent, les composantes de la sculpture se déplacent selon une énergie continue. Certaines orientent le mouvement, d’autres tournent sur elles-mêmes ou oscillent dans un équilibre subtil. Ensemble, elles composent un paysage dynamique régi par les lois de la physique, où chaque élément interagit avec les autres. Ces mouvements traduisent les dynamiques intérieures qui façonnent nos intentions, nos motivations et notre rapport au monde.
Ricochet
Francis Montillaud
- Réalisée en 2011
- Faite de piliers en acier galvanisé, d'arches en tube d’aluminium, de sphères en polystyrène et de ciment polymérisé
- Admirez-là au parc Dollard-des-Ormeaux (boul. De Salaberry)
- Site web de l’artiste : francismontillaud.com
Description
Réalisée dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture du Gouvernement du Québec, Ricochet est une installation sculpturale signalétique qui s’inspire du mouvement et du jeu pour répondre aux vocations sportives présentes dans le parc Dollard-des-Ormeaux. Conçue pour le projet du Centre de la petite enfance Dollard, l’œuvre marque l’espace de jeu par la représentation d’un ballon gonflable. En observant la trajectoire d’un ballon qui rebondit, Francis Montillaud a imaginé les grandes lignes d’une structure aérienne qui dessine le parcours fictif d’un ballon ricochant sur le sommet de trois tuteurs.
Pour traduire une impression de fluidité, d’énergie et de vitesse, le mouvement du ballon est représenté par une série de huit sphères de tailles différentes. Cette combinaison fait écho aux premières décompositions du mouvement en photographie et aux ralentis d’images qu’on retrouve au cinéma. L’œuvre crée ainsi un pont entre science et imagination en mettant en scène le phénomène de gravité.
Placée au sommet de la butte, l’œuvre est visible de loin. Elle invite au rassemblement, au jeu et à la fête, mais appelle aussi à l’organisation des idées, à l’action d’apprendre et à la quête de nouvelles connaissances.
Jardins d’agrément
Myriam Dion
- Réalisée en 2021
- Faite de papier japonais blanc
- Admirez-là à la bibliothèque municipale (boul. De Salaberry)
- Site Web de l'artiste: myriamdion.com
Description
Réalisée dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture du Gouvernement du Québec, Jardins d’agrément est une série de quatre œuvres sur papier japonais blanc. L’artiste Myriam Dion y déploie sa technique de découpe manuelle extrêmement minutieuse, qui transforme le papier en surfaces finement ajourées rappelant la planimétrie des jardins de la Renaissance. Par la précision du motif et la délicatesse du geste, l’œuvre évoque des espaces ordonnés où se conjuguent contemplation, lenteur et attention au détail.
Inspirée par le concept de jardin comme lieu de savoir, de rencontre et de réflexion, l’artiste propose une interprétation contemporaine de ces espaces historiques, autrefois dédiés à la sociabilité, à la détente et à l’observation de la nature. Les jardins de la Renaissance, vastes lieux de villégiature où l’on recevait des invités de marque pour discuter, méditer et contempler les œuvres disposées dans l’espace, deviennent ici un motif réinvesti par la découpe du papier. Cette référence à une période d’effervescence artistique et intellectuelle nourrit la composition, qui transpose dans l’atrium de la bibliothèque l’idée d’un espace où se rassemblent savoirs, nature et architecture.
La pratique de Myriam Dion, fondée sur la dextérité, le savoir‑faire et la répétition du motif, s’apparente à celle de la dentelle et des anciens ouvrages décoratifs. Par la virtuosité artisanale et la lenteur du geste, elle construit des surfaces délicates qui invitent à une expérience visuelle apaisée, en contraste avec le rythme accéléré de la société contemporaine.
Sapphire Blues
Peter W. Hart
- Réalisée en 2022
- Faite d'acrylique, de tissus et de média mixte sur toile
- Admirez-là à la bibliothèque municipale (boul. De Salaberry)
- Site web de l’artiste : peterwhart.com/fr
Description
Créée à partir d’acrylique, de tissus et de médias mixtes, Sapphire Blues s’inspire de l’univers musical du Festival de Blues de l’Ouest‑de‑l’Île. L’artiste Peter W. Hart, originaire de Dollard‑des‑Ormeaux, a fait don de cette œuvre à la Ville, un geste qui témoigne de son attachement profond à sa communauté et de son désir de célébrer l’esprit de partage qui anime le festival depuis ses débuts. Composée de tissus, de pigments brillants et de textures vibrantes, cette série rend hommage au dévouement des fondateurs du festival et à l’énergie qui en a façonné l’identité.
Les œuvres expressives et lumineuses de Peter W. Hart traduisent le mouvement, la spontanéité et la vitalité qui caractérisent sa pratique. Son langage visuel, marqué par les couleurs primaires, les matériaux non conventionnels et des surfaces fortement texturées, oscille entre abstraction et figuration. Parfois décrites comme « sculptées », ses compositions offrent une qualité tactile et tridimensionnelle qui évoque la liberté du geste. Artiste autodidacte, Hart adopte une approche intuitive et joyeuse de la peinture contemporaine, intégrant tissu, perles ou feuilles métalliques pour repousser les frontières du médium. Ses tableaux multidimensionnels reflètent une vision de la vie vibrante, généreuse et profondément humaine.
Installées à la bibliothèque publique de Dollard‑des‑Ormeaux, les œuvres apportent une nouvelle dimension culturelle à ce lieu de rencontre, de découverte et de partage. Elles témoignent de la générosité de l’artiste et enrichissent le patrimoine culturel collectif de la communauté.





